Le royaume du Sine est un ancien royaume pré-colonial le long de la rive nord du delta du Saloum dans l’actuel Sénégal. Une grande partie de la population du royaume était et est toujours sérère. Le terme Bour Sine a toujours été utilisé officiellement pour désigner les rois sérères du Sine. Déjà lors de son séjour au Sénégal en 1447 l’explorateur portugais Alvise Ca Da Mosto désignait les populations du Sine par le mot barbacini qu’on peut rapprocher de Bour Sine. Même sur les pierres tombales des derniers roi du Sine, il a été gravé Bour Sine. Depuis ces dernières années, avec le mouvement de la renaissance de la culture sérère, certains préfèrent utiliser le terme sérère « Mad a Sinig » pour se référer aux rois sérères.

Maad Mahecor Diouf appartient à la dynastie Diouf paternelle de Sine et du Saloum, de la Maison royale de Semou Ndiké Diouf (la maison royale troisième et dernier de la famille Diouf du Sine-Saloum, fondée au XVIIIe siècle par Maad Semou Ndiké Diouf). Sur sa lignée maternelle, il a fait partie de la dynastie des Guelwar.

En 1969, Maad Mahecor Diouf, bien que retraité,a été le seul dirigeant au Sénégal qui possédait un pouvoir réel. Les Royaumes Sérère du Sine et du Saloum n’ont été les royaumes précoloniaux que pour survivre jusqu’à 1969 (six ans après que le Sénégal ait gagné son indépendance).

Le Maad a Sinig (roi du Sine) a été très engagé dans la préservation de la culture et la tradition Sérère. Pendant son règne, le Royaume du Sine était économiquement prospère. Endettement et migration étaient plus rares dans le Sine qu’elle ne l’était ailleurs. Il a joué le rôle traditionnel de Maad a Sinig, qui préside les affaires religieuses de ses sujets et est devenu le point focal du Sine-Sine (habitants de Sine).

Dans l’un de ses derniers messages à ses sujets concernant l’histoire orale du Sine, il a dit : « Moi, Mahecor Diouf, je suis le porteur de traditions du Sine et l’héritier de Maïssa Waly Dione » le premier Guelwar à régner dans le Sine en 1350.