Anne-Aymone Giscard d’Estaing, née Sauvage de Brantes le 10 avril 1933 dans le 8e arrondissement de Paris, est l’épouse de Valéry Giscard d’Estaing, président de la République française de 1974 à 1981.

Anne-Aymone Marie Josèphe Christiane Sauvage de Brantes est née dans une famille d’ancienne bourgeoisie française originaire de l’Orléanais1. Elle est la fille du comte romain François de Brantes, lieutenant-colonel de cavalerie, officier de la Légion d’honneur, résistant membre de l’ORA, mort au camp de concentration de Melk-Mauthausen (Autriche) en 1944, et de la comtesse, née princesse Aymone de Faucigny-Lucinge.

Elle est le troisième enfant de sa famille et a pour frères et soeurs Rosamée Sauvage de Brantes-Henrion (1931-2021), Paul (1932-2007), Marguerite (1935-2011), abbesse de Saint-Jean-Baptiste-de-Keur-Guilaye au Sénégal, et Guy (né en 1937), maire des Hermites (Indre-et-Loire) de 2008 à 2020 et père d’Emmanuel de Brantes.

Son père, François de Brantes, qui portait le titre de courtoisie de comte romain, était le fils du général Paul de Brantes, 1er marquis romain de Brantes, lui-même fils de Roger Sauvage (devenu en 1863 Roger Sauvage de Brantes), auditeur au Conseil d’État, et petit-fils de Denis Sauvage, marchand drapier puis banquier, et de Louise Mosselman. C’est au cours de ses fiançailles avec Louise Lacuée de Cessac (petite-fille du général Jean-Girard Lacuée, comte de Cessac, ministre de la Guerre de Napoléon Ier) que Roger Sauvage (l’arrière-grand-père d’Anne-Aymone) demanda, le 27 avril 1863, et obtint, par un décret daté du 6 août 1863, d’adjoindre à son patronyme le nom « de Brantes », éteint en 1848 avec la mort de la grand-mère paternelle de sa future épouse Louise-Augustine du Blanc de Brantes (et héritière du château de Brantes, à Sorgues dans le Vaucluse). Leur descendance accéda à la noblesse pontificale par un bref papal du 19 mai 1898, par lequel Léon XIII accorda à leur fils Paul de Brantes (grand-père d’Anne-Aymone) son titre de marquis romain de Brantes. La mère de François de Brantes, née Marguerite Schneider, était la fille de l’homme politique et industriel Henri Schneider.

Par sa mère, membre de la maison de Faucigny, Anne-Aymone Giscard d’Estaing descend de Charlotte de Bourbon (1808-1886), fille naturalisée française et considérée comme légitime (en 1820) d’Amy Brown (1783-1876), elle-même fille d’un pasteur anglican, et du prince français Charles-Ferdinand d’Artois duc de Berry (1778-1820), second fils du roi Charles X. C’est en raison de son alliance avec Charlotte de Bourbon que Ferdinand de Faucigny-Lucinge (1789-1866), trisaïeul d’Anne-Aymone Giscard d’Estaing, se vit reconnaître la qualité de cousin du roi et fut autorisé, par un brevet en date du 13 mars 1828, à porter en France, à titre viager, le titre étranger de prince — que ses descendants continuent de porter comme titre de courtoisie. De ce côté, l’ancienne « Première dame » de France est notamment apparentée aux planteurs cubains Terry (par sa grand-mère maternelle, née Natividad Terry y Dorticos, cousine germaine du décorateur et architecte Emilio Terry) ; elle est aussi la nièce du journaliste et écrivain Alfred Fabre-Luce (époux de Charlotte de Faucigny-Lucinge, tante et marraine d’Anne-Aymone), par l’intermédiaire duquel elle rencontra Valéry Giscard d’Estaing ; sa famille est encore alliée aux Coligny, aux Sesmaisons et aux Kergorlay.